Chez Annie et Michel

Chez Annie et Michel

Pauvre France

Je suis un paisible retraité, qui vient presque tous les jours, pratiquer sa marche au campus de Pessac avenue Jean Babin, j’apprécie énormément cet endroit pour son calme sa tranquillité, et sa propreté.

Cet espace de plusieurs hectares nécessite un entretien permanent des terrains de jeux ainsi que des bâtiments de sports en salle, des vestiaires, douches, etc.

Les personnels chargés de cet entretien, s’emploient du mieux qu’ils peuvent, avec souvent des moyens dérisoires, à maintenir cet espace comme il faut, propreté, espaces verts, préparation des compétitions conformément à l’agenda des activités.

Depuis deux ans je peux donc mesurer la lente dégradation de cet espace magnifique destiné aux étudiants pour la pratique des sports. En cause : l’appropriation du site par un festival de Reggae Sun Ska durant 3 semaines environ,  entre l’arrivée du matériel, le montage, et enfin l’évacuation de l’ensemble des installations, et la remise en état plus ou moins superficielle du site. 40 000 visiteurs sont présents sur 3 jours.

Pour cette occasion, une grande partie du domaine universitaire est clôturé pour en interdire l’accès. Les deux ou trois jours qui précédent le début du festival, nous assistons à un déferlement de hordes de jeunes venus de la France entière, pour danser sur des rythmes de Reggae chers à Bob Marley, qui 30 ans après sa mort reste toujours d'actualité.

Ce n’est pourtant pas le festival en lui-même qui dégrade le site, au contraire ce festival permet à des jeunes de se rencontrer pendant trois jours, cela n’a rien de choquant, mais c’est plutôt la remis en état qui laisse des traces, car malgré la bonne volonté des organisateurs, le campus ne retrouve pas son apparence d'avant.

À cela s’ajoute aussi depuis quelques mois l’invasion du campus par des centaines de caravanes des gens du voyage,  qui cassent délibérément les clôtures autour du site, pour y pénétrer puis s’installer plusieurs jours. Ils effectuent des branchements électriques sur les pylônes, et se branchent sur les bornes d’incendie, pour leurs besoins en eaux, lavage des voitures, laves linge, piscines pour les enfants et j’en passe, les eaux usées étant évacuées n’ importe où. Ils défèquent joyeusement dans la nature tout autour de leur campement sans aucun scrupule.

  Et surtout, ce qui est stupéfiant, c’est que tout ça se fait en toute illégalité et impunité sous le regard de nos responsables municipaux, de la police, et du rectorat, et cela depuis des années.

Nous sommes paraît-il dans un état de droit, c’est ce que nous rabâche en permanence notre ministre de l’intérieur, et l’ensemble de nos responsables politiques, mais le droit ne s’applique qu’à une catégorie de Français, les citoyens ordinaires, si vous n’avez pas votre ceinture de sécurité, ou bien si vous dépassez de 10 km heure la vitesse autorisée, alors là : la loi va s’appliquer dans toute sa rigueur. Mais si vous commettez des incivilités, des dégradations, et même parfois des violences, vous ne risquez quasiment rien.

Notre pays est désormais composé d’une multitude de zones de non-droit, où sévit la loi du plus fort, les politiciens, plus préoccupés par leur réélection, nous soûlent de discours sur des thèmes de politique internationale, mais se désintéressent totalement du petit peuple, et ferment les yeux sur ces injustices, et l’effondrement de nos valeurs.

 

Un retraité écœuré.



24/08/2015
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